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La méthode

Nos propres prévisions

Les heures et les hauteurs d'eau portées par chaque affiche sont des prévisions — comme toute marée annoncée, elles se calculent longtemps à l'avance. Voici comment, et avec quelle précision.

La marée se calcule

La marée n'a rien du hasard. Elle naît de l'attraction de la Lune et du Soleil, selon des cycles d'une grande régularité. En observant la mer monter et descendre en un lieu pendant des mois, on en extrait une « signature » : un jeu d'ondes — les composantes harmoniques — propres à ce port. Additionnées, ces ondes rejouent la marée passée, et prolongent la courbe vers l'avenir.

C'est le principe de l'analyse harmonique, employé partout dans le monde depuis le XIXe siècle. Rien d'ésotérique : de la mesure, et de la trigonométrie patiente.

D'où viennent nos chiffres

Nous partons des observations du réseau marégraphique public (RONIM / REFMAR), qui mesure le niveau de la mer en continu le long des côtes françaises et publie ses relevés sous Licence Ouverte. De ces enregistrements, port de référence par port de référence, nous tirons la signature harmonique locale — puis nous en déduisons les marées de l'année et leurs coefficients.

Au plus près de la référence

Prenons un exemple mesuré, celui de La Rochelle (marégraphe de La Pallice). En comparant sur l'année nos prévisions à la référence officielle du SHOM, l'écart y ressort autour de quatre minutes sur l'heure des pleines mers, et de cinq centimètres sur la hauteur en vives-eaux.

≈ 4 min
sur l'heure des pleines mers
≈ 5 cm
sur la hauteur en vives-eaux

Exemple relevé à La Rochelle · marégraphe de La Pallice.

Ce résultat n'a rien d'universel : la précision se joue port par port. Elle dépend surtout de la longueur et de la qualité des observations disponibles, et de la régularité de la marée locale. Un port de façade atlantique bien instrumenté, comme La Rochelle, se prête idéalement à l'exercice ; là où l'enregistrement est plus court, ou la marée remaniée par une ria, un estuaire ou des hauts-fonds, l'écart peut s'élargir — comme il peut, ailleurs, se resserrer. Nous le mesurons pour chaque port avant de publier.

À l'échelle d'une affiche murale, l'œil n'y voit que du feu — et c'est très largement assez pour lire, d'un regard, la respiration d'une année entière.

Pour le plaisir des yeux, pas pour la navigation

Nos affiches sont faites pour être lues d'ensemble et accrochées au mur, pas pour préparer une sortie en mer. Pour naviguer, référez-vous toujours à l'Annuaire des marées et aux documents officiels du SHOM, seuls habilités à cet usage. C'est d'ailleurs pourquoi chaque affiche le rappelle, en toutes lettres, dans son pied de page.